La vanille de Tahiti, ou Vanilla Tahitensis, est un cultivar de Vanilla planifolia. Mais ses qualités aromatiques particulières l’ont fait longtemps considérer comme une espèce distincte.

La production de cette vanille est bien moindre que pour la vanille Bourbon, mais elle possède des caractéristiques qui la rendent très intéressante.

Vanille de Tahiti séchant sur un linge

Vanille de Tahiti séchant sur un linge
Crédits : Jérôme Picard

Contrairement à la vanille traditionnelle (Vanilla planifolia), la gousse n’explose pas pour libérer les grains lorsqu’elle arrive à maturité. Elle peut donc atteindre sa pleine maturité avant d’être récoltée et séchée.

De plus, au contraire des autres espèces exploitées commercialement, la vanille de Tahiti contient de l’héliotropine, un parfum très capiteux  utlisé dans les cosmétiques. L’acide para-hydrobenzoïque est aussi en très forte proportion dans cette vanille. La vanilline est par contre en quantité beaucoup plus faible.

L’intérêt pour la vanille de Tahiti a redoublé depuis que des chercheurs ont trouvé dans les gousses de l’éthylvanilline, une molécule au parfum 3 à 4 fois plus intense que la vanilline. Mais la concentration reste trop faible pour concurrencer la molécule synthétique.

 La méthode de fécondation artificielle des gousses a été importée à Tahiti en 1850, après sa découverte en 1841 sur l’île de la Réunion (voir l’article sur la vanille Bourbon).

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