Bielle Brut de Fût 2003

J’avais eu la chance de goûter ce vieux rhum agricole distribué par Dugas chez mon caviste alors qu’il se posait la question de savoir s’il allait le proposer à la vente. Depuis, il l’a référencé et je me posais la question non pas de savoir si je devais l’acheter, mais plutôt de quand je le ferai.

Il est maintenant présent dans ma cave, mais via un ami qui a eu la chance d’aller passer quelques jours en Guadeloupe. Il m’a donc ramené une bouteille de ce précieux breuvage.

Ce rhum a donc été mis en fûts de chêne ayant contenus du bourbon en 2003 par la distillerie Bielle, à Marie Galante. L’ensemble des sites de vente précise que ce rhum a été soutiré en août 2009.

La bouteille en ma possession possède une étiquette (et un étui) où apparaît le macaron de la médaille d’or du Concours Général Agricole 2011.

La question se pose donc de savoir s’il y a eu plusieurs tirages -au moins un en 2012 semble-t-il, mais certains sites évoquent même une « 3e édition »-, ou si des bouteilles non étiquetées ont été remises sur le marché après cette année 2011. De plus, la contre-étiquette a été bricolée à la main, et le titrage alcoolique a été remis à la main sur l’étui.

Contre étiquetteEtui

Si vous avez des contacts chez Bielle, je suis intéressé par une éventuelle réponse. Le numéro de lot est la seule indication que j’ai sur la bouteille : L03614.

Place à la dégustation maintenant.

D’une belle robe ambrée, le rhum laisse des jambes sur le verre. Si elles sont bien marquées et se laissent observées, elles coulent tout de même assez vite : pas de risque de manger un pain de sucre.

Le nez confirme immédiatement qu’on n’a pas affaire à un rhum sirupeux. D’un autre coté, quand on lit qu’il s’agît d’un brut de fût non filtré, on peut craindre de sentir uniquement le chêne. Ce n’est pas le cas : le verre dégage de belles notes fraîches & poivrées. Cependant, comme le laisse attendre le titrage alcoolique, ce nez est puissant.

En bouche, la puissance est immédiatement là, sans agressivité. Les épices s’expriment à plein !
Pour l’agressivité, je suppose que c’est très subjectif. La même accroche sur un whisky m’aurait sûrement paru excessive.

En le chauffant au coeur de la paume, le poivré ressort nettement, mais la longueur en bouche amène plus de douceur avec du pain d’épices…

Dans mon souvenir, la finale partait dans des notes de céréales. Je ne les retrouverait pas le soir de cette dégustation. Je reste sur la fraîcheur du poivre, avec un retour franc du boisé.
Cette finale est longue à souhait !